La situation : Métro à l’heure du déjeuner. Fréquentation normale.

Soudain, une sensation de fraîcheur et de soulagement tout le long de ma cuisse droite.

Le type s’était levé…

Le poids de sa jambe ouverte sur la mienne, la moitié de son avant-bras posé sur ma hanche avait disparu. Il avait refermé son journal et s’en était allé. Un homme écarte les jambes quand il s’assoit, une femme les tient serrées comme il se doit, comme on le lui a appris.

Pourtant, face à moi une jeune femme. Une jeune femme qui se fiche bien de cette éducation, qui ne fût pas la sienne probablement.Dans cette ligne de métro où nous nous faisons face, assises, elle avait peu ou prou le même angle d’ouverture que mon voisin. Mon étonnement et mon admiration ne la lâchèrent pas du regard. En toute décontraction, elle ouvrit son sac à dos, y soutira des talons et changea de souliers aussi naturellement que l’on puisse l’imaginer chez soi. Je la regardais avec sa jupe mi-cuisses, collant chair qui galbait ses jambes puissantes et écartées, et sur lesquelles était disposée une revue. Un homme en face ne la quittait pas des yeux et tripotait nerveusement sa monnaie.

Et moi comme une conne, en pantalon, les gambettes serrées.

Voilà.

Tout ce petit monde s’est levé. Et je me suis dit, furieuse : Messieurs, mes hanches ne sont pas des accoudoirs ; Mesdemoiselles, je vais prendre quelques leçons d’espace !

 

PS: Une video géniale pour ouvrir non pas les jambes mais le sujet:

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