Qu’est-ce qui souvent nous fait le plus souffrir ? Nos besoins non assouvis, nos demandes souvent mal exprimées ou pas entendues ? La peur parfois abyssale de ne pas être aimé, désiré ? De compter pour et sur l’autre, les autres ?

Voici une très jolie métaphore sur la juste distance affective que nous pourrions entretenir avec notre entourage.

« Par une froide journée d’hiver un troupeau de porcs épics s’était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s’écarter les uns des autres. Quand le besoin de se réchauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de sorte qu’ils étaient ballottés de çà et de là entre les deux maux jusqu’à ce qu’ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendît la situation supportable ».

             Source :  SCHOPENHAUER A., Parerga et Paralipomena (1851), II, §396.

A méditer, qu’en pensez-vous ?

4 réflexions sur « Métaphore de la juste distance affective. »

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